Évitez la fatigue : gros plan sur les écrans et la santé visuelle


Vos yeux ont du mal à lire ceci? C’est le temps de voir plus clair en ce qui concerne la fatigue oculaire.


Dans une journée typique, il n’est pas rare de regarder un gros écran pour ensuite passer à un moyen écran, puis finir la soirée avec un tout petit qui tient dans nos mains. Si nos appareils pouvaient inventer un trouble oculaire, celui-ci s’appellerait iFatigue, quoiqu’ils ne sont pas les seuls responsables. La fatigue oculaire apparaît généralement lorsqu’on fixe quelque chose sur de longues périodes, par exemple un livre, la route, le téléviseur, les chaussettes qu’on tricote ou, bien sûr, notre ordinateur. Depuis la pandémie de COVID-19, plus que jamais, nous utilisons nos appareils pour travailler à distance. Maintenant que notre univers et notre bureau peuvent nous suivre partout, notre dépendance à la technologie a décuplé, et ce n’est pas sans conséquence. Une étude de 2021 a observé une augmentation non seulement de l’usage prolongé d’appareils numériques durant le confinement, mais aussi de l’incidence du syndrome de la vision artificielle (SVA), également appelé fatigue oculaire numérique.

La bonne nouvelle, c’est que si la fatigue oculaire est fréquente, elle se traite habituellement bien. Dans cet article, vous verrez les différents types de fatigue oculaire, leurs causes, les traitements possibles et les symptômes qui nécessitent de consulter un optométriste.

Qu’est-ce qui cause la fatigue oculaire?

Quand on regarde quelque chose de près, le cristallin se contracte. Si vous travaillez sur une présentation ou répondez à vos courriels, vous êtes probablement dans une période de productivité. Vous tapez au clavier, parcourez l’écran, déplacez des éléments. Vos yeux n’ont donc pas le temps de se reposer. Une autre conséquence de cette concentration accrue est la tendance à moins cligner des yeux. Les clignements réapprovisionnent les yeux en larmes et les lubrifient. Ils aident aussi à rendre la vue nette. Moins de clignement veut dire plus d’air et moins d’humidité, ce qui cause un effet de vision brouillée.

Certains facteurs environnementaux peuvent également jouer un rôle dans la fatigue oculaire. Si vous avez des erreurs de réfraction non décelées ou non contrôlées (myopie, hypermétropie, astigmatisme ou presbytie), vos yeux travaillent plus fort pour voir et doivent composer avec de l’inconfort, ce qui entraîne de la fatigue. Si vous travaillez dans une pièce mal éclairée ou mal ventilée, devant un écran très lumineux ou à une trop courte distance de celui-ci, vos yeux risquent d’en sentir les effets.

Symptômes

• Irritation des yeux (brûlures ou démangeaisons)
• Yeux larmoyants ou secs
• Difficulté à garder les yeux ouverts
• Vision floue ou double
• Mal de tête léger
• Douleurs au cou, aux épaules et au dos
• Difficulté à se concentrer ou à lire (diminution de la vitesse de lecture)
• Sensibilité à la lumière
• Tressautement de la paupière ou œil qui saute

« Il s’agit d’un tout nouveau champ de recherche, donc une grande partie des hypothèses et des raisonnements mis de l’avant n’ont toujours pas été pleinement validés par la science », déclare le Dr Wild. .

Qu’est-ce que la fatigue oculaire numérique et quelles en sont les causes?

Vous savez maintenant que la fatigue oculaire survient lorsqu’on fixe quelque chose sur de longues périodes. L’utilisation d’appareils numériques étant de plus en plus fréquente, une nouvelle forme de fatigue oculaire est apparue. On l’appelle fatigue oculaire numérique ou syndrome de la vision artificielle (SVA). Selon l’American Optometric Association, les personnes « qui passent chaque jour deux heures ou plus en continu à l’ordinateur ou devant un appareil doté d’un écran » sont les plus à risque de développer ce syndrome.

Les appareils numériques sont une technologie relativement nouvelle, du moins pour vos yeux. Parcourir un écran d’ordinateur des yeux n’est pas la même chose que lire un texte imprimé ou conduire sur une longue distance. Premièrement, devant un écran, vos yeux sont exposés à des pixels, de l’éblouissement, une lumière vive et des reflets. La distance et l’angle de vue sont généralement bien différents de quand on lit un livre ou on regarde un film au cinéma.

Mais les écrans ne sont pas toujours en cause. Souvent, la fatigue oculaire numérique survient en cas de problèmes de vue non corrigés ou d’ordonnance désuète. Parfois, l’angle de l’écran d’ordinateur ne convient pas à votre ordonnance actuelle : si vous avez tendance à avancer la tête ou à l’incliner sous différents angles ou si vous avez des douleurs au cou, il vous faut peut-être de nouveaux verres.

Votre optométriste vous a probablement déjà parlé de corriger votre vision de lecture ou de loin. La vision intermédiaire aussi peut être ajustée. C’est pourquoi votre optométriste vous pose toujours des questions sur votre mode de vie lors d’un examen. Travaillez-vous sur un ordinateur de table ou un portable? À quelle distance êtes-vous de l’écran? Combien de temps par jour y passez-vous? Si vous avez du mal à regarder un écran d’ordinateur, vos réponses à ces questions, de même qu’un test de réfraction, aideront votre optométriste à vous fournir l’ordonnance la mieux adaptée à vos besoins. Il est donc important de passer des examens réguliers et de lui signaler tout inconfort visuel.

Comment soulager et prévenir la fatigue oculaire?

1. La règle des 20-20-20 : Lorsque vous utilisez un appareil numérique, faites une pause de 20 secondes et fixez un point à 20 pieds (6 mètres) de distance. Et si vous avez tendance à oublier parce que vous êtes très concentré, vous pouvez employer un minuteur.

2. Clignement des yeux et gouttes oculaires : Rappelez-vous de battre régulièrement des paupières. Moins vous clignez des yeux, plus ils s’assèchent. Pour réduire l’irritation et les démangeaisons, essayez les gouttes de solution saline ou les « larmes artificielles ». Elles sont particulièrement utiles si vous portez des verres de contact.

3. Changez de décor : Placez votre écran à un bras de distance. Il devrait toujours être à la hauteur des yeux ou un peu plus bas.

4. Ajustez votre poste de travail : Réglez l’éclairage de la pièce (trop sombre ou trop éclairé) et la luminosité de votre écran (éclat), utilisez un écran mat ou augmentez la taille des caractères.

5. Lunettes : Portez des lunettes adaptées au travail à l’ordinateur. Quand votre optométriste vous pose des questions durant votre examen, il est important de mentionner si vous travaillez devant un ordinateur et pendant combien de temps. La vision intermédiaire – la distance d’ordinateur pour un verre correcteur – diffère de la vision de loin ou de lecture. Il en va de même pour les verres de contact. Il serait également utile de parler de certains traitements de verres, comme l’antireflets ou le filtre contre la lumière bleue, et de ce qu’ils peuvent vous apporter.

6. Travaillez intelligemment : Variez les tâches. Au lieu de passer d’une tâche à l’ordinateur à une autre, fragmentez votre temps d’écran en faisant des appels, en lisant du texte imprimé ou en effectuant toute autre activité qui vous éloigne de votre appareil.

Comment protéger ses yeux pour le futur?

Tout comme le monde, la technologie évolue. Il y a quelques semaines seulement, un nouveau casque de réalité mixte a été dévoilé. Il permet d’afficher votre ordinateur tout autour de vous. Tandis que le monde numérique commence à se fondre avec le monde physique, de nombreux professionnels de la vue s’interrogent sur les conséquences que cela aura sur la santé visuelle à long terme. Comment nos yeux réagiront-ils à ces environnements de réalité virtuelle? Vont-ils s’adapter? Se fatiguer? Pour l’instant, mieux vaut en prendre soin et continuer de passer des examens de la vue réguliers afin que votre ordonnance réponde à vos besoins.